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A M I T A O

Retrouver le vivant en soi

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Point Final Par Philippe Le Bé - Mis en ligne le 12.01.2011 à 15:02 dans l'Hebdo

 Pollution sonore

Quand il y a trente ans je quittai le royaume de France pour m’installer à Ostermundigen, grande fut ma surprise de voir mes amis bernois très engagés dans le tri de leurs déchets et la couleur de leurs poubelles mais totalement insensibles à la pollution sonore suscitée par leur stand de tir.

ET SI L’ON REMPLAÇAIT LES STANDS DE TIR PAR DES DOJOS POUR LE TAI-CHI?

Tous les week-ends, jours de repos, mes oreilles étaient déchirées par les détonations de quelques pingouins en mal d’érection, aussi braves que bruyants.

J’appris rapidement qu’il ne fallait pas leur en vouloir car la plupart d’entre eux avaient l’obligation de réveiller un maximum d’habitants qui n’avaient qu’à se coucher encore plus tôt. Pour servir sa patrie, que ne ferait-on pas?

Laissant la Suisse alémanique pour la Suisse romande, je découvris plus tard avec angoisse que le vacarme était étendu à tout le pays.

Dans mon royaume d’origine, je me suis également initié durant mon service militaire aux différents tirs: debout, couché, au flanc. Mais j’étais confiné à l’intérieur de la base aérienne de Tours. Même les jeunes pilotes irakiens qui s’entraînaient discrètement sur Alpha Jet (sacré Saddam!) n’entendaient rien.

Pour la Suisse, qui semble ne plus trop aimer les armes de guerre à la maison, je suggère qu’elle remplace les stands de tir par des dojos, pour des séances collectives de tai-chi ou de qi-gong. Ces arts martiaux sont non seulement fort silencieux, mais ils constituent une arme redoutable contre nos principaux ennemis intérieurs: la peur et la stupidité.

ET SI L’ON REMPLAÇAIT LES STANDS DE TIR PAR DES DOJOS POUR LE TAI-CHI?

 

 

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