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Historique du Taichi

L'origine remonte au village de Chenjiagou

L'appellation de cette boxe sous le vocable de "tai chi chuan" (boxe du faîte suprême) apparaît avec Chen Wangting vers la fin de la Dynastie Ming (1368-1644). Leurs représentants sont Tang Hao et Gu Liuxin, chercheurs de l'histoire du Wushu. M. Tang a tiré cette conclusion à la suite des investigations qu'il a menées au village de Chenjiagou, district de Wenxian, province du Henan, et en se référant aux Annales du district et au Registre généalogique de la famille Chen. Selon ce registre, Chen Wangting était "maître de boxe de style Chen et fondateur du jeu de l'épée et de la lance". Les différentes écoles contemporaines de tai-chi-chuan (Yang, Wu, Sun) sont originaires ou héritières de la boxe de style Chen, bien que les principes de cette boxe soient bien antérieurs (ceci pour dire que cette boxe existait avant qu'elle prenne le nom de taichi chuan) Le style Chen est très réglementé et jouit d'une grande réputation qui fait autorité, depuis longtemps, dans le milieu du wushu.

L'origine est dans les monts Wudang

Le wushu a des rapports étroits avec la religion. De là vient la version selon laquelle le Tai Chi a pris sa source dans les monts Wudang haut lieu du taoïsme. Les partisans de cette version estiment que l'alchimie est une part importante du taoïsme chinois et que les prêtres taoïstes des monts Wudang créèrent la boxe en partant des exercices qu'ils avaient accumu­lés et en combinant les méthodes, telles que le tuna (expiration et inspiration) et le daoyin (conduction mentale de l'énergie vitale). C'est donc l'une des anciennes méthodes qui visent à ménager la santé de l'homme. Elle permet de «draguer» les méridiens et de régulariser l'énergie et le sang en vue de combattre les maladies et de prolonger la vie. Ce Taichi appelé taiji qigong serait l'ancêtre du taiji martial.

Historique du taichi style Yang

Yang LuchanC'est pendant le règne de Qianlong (1735-1795), quatrième empereur de la dynastie Qing que l'on vit opérer Wang Zongyue, un des plus grands maîtres de Taichi dont on nous ait transmis le nom, et, selon la tradition, auteur d'un célèbre écrit intitulé Traité classique de Taichi.

Dans les premières décennies du XIXe siècle, le taichi n'était enseigné qu'à quelques élèves par les membres de la famille Chen qui vivaient dans un village de la province du Henan. Puisque les membres de la famille Chen n'acceptaient pas d'étrangers parmi leurs élèves, Yang Luchan eut recours à un stratagème en se faisant embaucher comme domestique dans cette famille et il épia ses leçons pendant longtemps, pour ensuite s'entraîner en cachette pendant la nuit.

 

Le maître finalement le découvrit mais, étonné par l'habileté montrée par le jeune et rusé domestique, il décida de l'accepter parmi ses élèves. Yang Luchang devint en peu de temps le meilleur d'entre eux et, d'après la légende, était invincible. Il s'installa ensuite à Pékin où il ouvrit une école et commença à enseigner son art. Son style avait moins de variations de vitesse que celui de ses maîtres, ensuite à Pékin où il ouvrit une école et commença à enseigner son art. Son style avait moins de variations de vitesse que celui de ses maîtres.

 

Création du taichi

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Le taichi (taiji quan) fut inventé par Zhang Sanfeng. Il pratiqua les arts taoïstes et devait connaître les Classiques. Il fut moine dans les monts Wudang (Wudangshan) et il semble qu'il aimait discuter des Classiques et de philosophie avec la population locale.

Un jour qu'il récitait les Classiques, un oiseau se posa dans sa cour. Zhang Sanfeng l'observa depuis sa fenêtre : l'oiseau scrutait un serpent lové sur le sol. Le serpent regarda l'oiseau. Un combat s'engagea entre eux. L'oiseau attaquait en déployant ses ailes. Le serpent agitait la tête, et ondulait pour échapper à l'oiseau qui retournait au sommet d'un arbre. À nouveau, l'oiseau attaquait mais le serpent se contorsionnait et s'écartait encore grâce à un mouvement en spirale. Le combat durait sans victoire de l'un ou l'autre... Quand Zhang Sanfeng sortit dans la cour, le serpent et l'oiseau avaient disparu. De l'observation de ce combat, hang Zhang Sanfeng eu l'idée du taichi : il s'agissait d'allier la souplesse du serpent et la vitesse de l'oiseau.

Ce récit est néanmoins à prendre avec précaution, comme une légende. En effet, l'existence de Zhang Sanfeng n'est pas prouvée avec certitude : il est possible qu'il ne soit qu'une construction littéraire. Les dates avancées pour son existence (possible mais pas certaine) sont 1391 à 1459 environ.

 

 

Taichi style Yang famille Tung

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Avec le temps, le taichi (en général), qui à l'origine se transmettait dans le cercle familial, s'est modifié selon les divers maîtres. Ainsi sont nés différents styles de taichi.

 

La première forme codifiée du taichi est celle du style Chen. Le style Yang en dérive. C'est avec l'école Yang que l'enseignement du taichi serait devenu plus ouvert.

 

Voici quelques styles du taichi :

  1. L'école Yang, appelée ta chia (grande charpente). Normalisée par Yang ChengFu (1883-1936), petit-fils de Yang Luchan (1799-1872), qui commença la propagation du taichi à Pékin puis dans toute la Chine. Les positions amples, les techniques de l'enchaînement fondamental sont souples et ininterrompues, mais les applications martiales sont rapides et vigoureuses. C'est, aujourd'hui, l'école la plus répandue.
  2. L'école Chen, appelée lao chia (vieille charpente), est la plus ancienne. Cette école est restée dans le style qui était populaire à Chenjiagou dans la province de Henan. L'enchaînement fondamental est caractérisé par une alternance de mouvements lents et souples avec des mouvements rapides et vigoureux.
  3. L'école Wu Yu, appelée hsiao chia (petite charpente), a été popularisé par Wu Jianquan (1870-1942), élève de Yang Luchan. Ce style est caractérisé par des techniques d'ampleur réduite.
  4. L'école Wu Chien, appelée chung chia (charpente moyenne), a été établi par Wu Yuxiang (1812-1880), camarade de Yang Luchan. Ce branchement de Taï-Chi a été diffusé et popularisé par Hao Weizhen (1849-1920),
    1. un élève de Wu Yuxiang. Ce style est caractérisé par des posture inclinées en avant et par des mouvements d'ampleur moyenne.
    2. L'école Sun, appelée huo pu chia (charpente aux pas vifs), a été développée par Sun Lutang (1861-1932), initialement élève de Hao Weizhen. Petites positions, mouvements agiles et plutôt rapides caractérisent ce style.

Dans les écoles, les diversifications sont aussi possibles. Dans le cas qui nous intéresse, le style Yang, il y a eu des diversifications. On peut nommer ces pratiques issues du même style familles. Le taichi style Yang se scinde en trois familles (au moins) : le style Tung est l'une d'entre elles. Nous présentons ici le taichi tel que le transmet maître Tung Kai-Ying.

Le taichi style Yang famille Tung comprend la forme lente, la forme rapide, les exercices à deux (ex. : poussée des mains), des formes "familiales", des formes avec armes (ex. : épée, sabre, batons), divers exercices.

 

Enchaînement lent

L'enchaînement lent style Yang, famille Tung comprend 89 mouvements et se décompose en trois parties. Quand on enchaîne, les parties et les mouvements ne se séparent pas les uns des autres (par ex. par un petit temps d'attente entre deux mouvements). Au contraire, l'enchaînement est à concevoir comme un seul mouvement qui ne s'arrêterait pas dans sa progression. Il s'agit, selon une formule chinoise, de dérouler la pelote de fil. Quand on déroule la bobine, celle-ci tourne toujours, sans à-coup.

Comme dans tout style, l'enchaînement nécessite de plier les jambes. Cependant, cela est laissé à la capacité de chacun : certains peuvent plier beaucoup, d'autres moins. De plus, toutes les articulations doivent être relâchées, et le genou ne doit jamais dépasser la pointe du pied. Enfin, les mouvements reposent beaucoup sur ceux de la taille.

L'enchaînement lent peut s'exécuter aussi bien en 30 minutes qu'en plus d'une heure, selon la vitesse que l'on décide. Plus on va lentement, plus on peut prendre conscience et travailler sur les mouvements de taille, sur l'équilibre, sur le placement du corps. Le but est, cependant, de rester totalement relâché : la concentration n'implique pas la crispation.

 

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